Toute compétence est un bien public.

Le pro bono de Vincent Bosc, Directeur de la Mission Locale de Clichy

08 Octobre 2012 par Fanny Munoz

"C'est un déclencheur de dynamiques !"

 

Vincent Bosc est le directeur de la mission locale de Clichy la Garenne.

Le rôle de la Mission Locale est d’accompagner chaque jeune dans sa globalité et de le guider avec confiance dans son passage à la vie active à travers une offre de compétences et de services qui vont de l’emploi au logement, de la formation au transport, ou encore de la santé à la culture.

 

A quel projet avez-vous participé ?

Nous avons participé à deux projets. Un marathon et un conseil pro bono.
Le marathon pro bono a été réalisé avec des consultants d’Accenture pour analyser notre communication interne et faire des recommandations aussi bien sur nos outils que les process utilisés.
Le conseil pro bono avait pour objectif de nous aider à mieux communiquer auprès de nos différents partenaires (collectivités, jeunes, entreprises…). Après une étude de notre association, une équipe de 5 volontaires, dont une professionnelle en marketing et 4 étudiants de Sciences Po, ont travaillé pendant 3 mois sur des textes de présentation de la Mission Locale en fonction des messages que nous souhaitions faire passer à chaque partenaire.
 
 

Quelles sont les impacts de ces projets ?

En terme de livrables, nous avons maintenant un guide pour nous accompagner sur les choix stratégiques de nos outils de communication utilisés au sein de la Mission Locale. Avec le projet de conseil, nous avons des messages types pour décrire la Mission Locale déclinés en fonction des partenaires : informer les jeunes sur nos services ou sensibiliser les entreprises sur les possibilités de partenariats par exemple. Nous avons déjà utilisé leur travail dans notre dernier communiqué "La Lettre de la Mission Locale".
En parallèle de ces livrables, l’échange a eu un impact direct pour notre structure. Les volontaires ont réalisé un gros travail d’écoute, de diagnostic, ce qui nous a permis d’avoir une vision sur des points que l’on ne percevait pas. Par exemple, l’accompagnement social des jeunes étaient très peu perçu par nos partenaires et par les jeunes aux mêmes.
Ces échanges nous ont permis d’évoluer, de nous faire réfléchir. C’est comme se faire accoucher par d’autres : par les questions qu’ils nous ont posées, la manière de travailler, ils nous ont permis de prendre de la distance sur nos problèmes et de voir de nouvelles solutions.
 
 

Que pensez-vous du format des projets ?

La Mission Locale travaille déjà avec des bénévoles dans le cadre du parrainage de jeunes. Ces personnes évoluent dans le cadre de missions bien précises ce qui se rapproche des projets pro bono reçus et explique peut être la facilité pour nous d’accueillir ce type de projet.
Pour le marathon, il y a une certaine frustration de voir des problématiques évoquées par les volontaires qui ne pourront pas être traitées durant le projet. D’un autre coté, pour atteindre les objectifs fixés il est nécessaire de bien cadrer (et donc de renoncer à aborder certains points) au démarrage les sujets traités. Le format est intéressant pour avoir très vite un résultat concret, aussi bien pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.
Sur le conseil pro bono, j’ai vraiment apprécié le suivi de Marie-France [ndlr: Marie France Brémont, experte en marketing et directrice du projet de conseil pour la Mission Locale], qui permet de rester mobilisés sur le projet. Comme il nécessite une remise en question, la durée de 3 mois était nécessaire pour digérer les retours de l’équipe de volontaires. Ils ont fourni un vrai travail de diagnostic et de production que nous n’avions ni le temps, ni les compétences de réaliser.
 
 

Qu’avez-vous le plus apprécié lors de cette mission ?

Ce qui a surpris et ravi toute l’équipe de la Mission Locale, c’est la capacité de comprendre nos problématiques par des personnes qui ne connaissent pas du tout notre secteur. Tant chez les consultants d’Accenture que dans l’équipe de conseil, ils ont montré une grande capacité d’écoute et d’imprégnation, ce qui ne nous semblait pas évident au lancement du projet.
 
 

Recommanderiez-vous un projet pro bono à votre réseau ? Pour quelles raisons ?

Oui ! C’est un moyen d’amener des compétences que nous n’avons pas les moyens de nous payer, mais surtout, c’est un déclencheur de dynamiques ! Nous tournions en rond avec notre équipe et nos représentations et ces projets ont accompagné notre conduite du changement.
En en tant que manager, ce type d’aide est un vrai coup de pouce !