Toute compétence est un bien public.

Témoignage d'Eve Tiszai, Directrice de l'association Treize Voyages

02 Octobre 2012 par Fanny Munoz

"Le pro bono est une porte ouverte vers des compétences auxquelles nous ne pourrions pas avoir accès"

 

Eve Tiszai est directrice de l'association Treize Voyages qui a un double objet social : c’est à la fois une entreprise d’insertion, qui recrute des personnes en difficulté sociale et éloignées de l’emploi, et une association de tourisme qui permet à des personnes en situation de handicap mentale ou psychique de voyager.

L’association a bénéficié d’un accompagnement lors d’un marathon pro bono le 12 avril 2012. Pendant une journée, les salariés de la Société Générale, aux côtés de Didier Gournay (président de Treize Voyages) et d'Eve Tiszai, ont mis en commun leurs compétences pour renforcer les efforts de communication de Treize Voyages.

 

 

Quels sont les impacts des projets menés durant ce marathon?

L’impact direct a porté sur notre manière de procéder et notamment sur l’organisation de notre communication. Cela nous a permis de prendre du recul sur les compétences à mobiliser et dont nous n’avions pas conscience auparavant. La communication est un métier et cela ne s’improvise pas !

 

Didier GOURNAY, Président de Treize Voyages

Didier Gournay, Président de Treize Voyages

 

Que pensez-vous du format des projets?

En termes de mise en relation avec les salariés, c’est vraiment efficace. C’était motivant de travailler sur ce projet car c’est peu chronophage et très dynamique. Sur une journée nous sommes tous concentrés dans une même bulle pour des résultats intéressants. Nous sommes un peu frustrés par les échanges riches que nous aurions souhaité prolonger, mais c’est aussi la richesse de ce format : avoir accès à des personnes actives, spécialisées dans un domaine et connaissant les contraintes du travail.

 

 

Qu'es ce qui vous a marqué le plus lors de cette mission?

Une surprise lors de cet échange, c’est l’incompréhension des salariés face au vocabulaire utilisé pour nos supports. Nous avions un format de séjours appelés Treiz’tivales. Cela fait 20 ans que le terme existe et nous ne nous sommes jamais posés la question de savoir si c’était compréhensible. Après en avoir rediscuté en interne, nous avons cessé de l’utiliser. Les relations que l’on peut tisser avec les personnes que l’on rencontre sont également surprenantes et c'est un moyen de développer son réseau.

 

 

Recommanderiez-vous un projet pro bono à votre réseau? Pour quelles raisons?

Le pro bono est une porte ouverte vers des compétences auxquelles nous ne pourrions pas avoir accès.